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  • Séraphina Husset

Le « machin rond »

#CoupeduMonde, #Football, #Millions, #Stars, #Indécense


« Il en met plus d’un en transe,

Pas uniquement en France,

Ce « petit bout de caoutchouc » :

Il attire bien des ripoux... »



Cette Coupe du monde de football 2022 qui vient de se dérouler au Qatar, comme toutes les précédentes, génère un enthousiasme sans borne. Enthousiasme excessif, aux yeux de beaucoup... Certes, il est sain et naturel de s’intéresser à une discipline sportive dans la mesure où elle ne s’accompagne par d’un certain fanatisme.

Pour des millions d’individus, le « machin rond » est devenu une espèce de Dieu que l’on idolâtre au-delà de toute raison...

Et si le poète Juvénal avait vu juste lorsqu’il écrivait au début du deuxième siècle : « Donnez-leur du pain et des jeux ? ». L’empire romain reprit à son compte : « Du pain et des jeux, et le peuple sera content ! »


Agé de seulement 18 ans, Etienne de la Boétie publia en 1576 son Discours de la servitude volontaire. Cet extrait a de quoi faire réfléchir, car il est toujours d’actualité. « Le théâtre, les jeux, les spectacles, [...] les médailles et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie.

Ce moyen, cette pratique, ces allèchements étaient ceux qu’employaient les anciens tyrans pour endormir les sujets sous leur joug.

Ainsi, les peuples abrutis, trouvant beaux tous ces passe-temps, amusés d’un vain plaisir qui les éblouissait, s’habituaient à servir aussi niaisement mais plus mal que les petits enfants n’apprennent à lire avec des images brillantes. »


Aujourd’hui, le mot d’ordre implicite de nos Dirigeants n’est-il pas ?


« DONNEZ-LEUR DES HAMBURGERS ET DU FOOT ! »



Le « machin rond »


« Il en met plus d’un en transe,

Pas uniquement en France,

Ce « petit bout de caoutchouc » :

Il attire bien des ripoux...


Ils sont payés des millions,

N’est-ce pas là exagération ?

On dit d’eux : « ils sont des stars »,

Ils font parler les bavards…


Ils s’en mettent plein les poches,

Eux aussi, plein les sacoches ;

Tout ça parce qu’ils marquent des buts

Pour plaire aux spectateurs à l’affût.


Leurs salaires sont indécents :

Ils sont carrément choquants !

Il n’y a plus de moralité

Dans ce milieu où les jeux sont pipés.


Les plus grands vivent dans le luxe :

Pour eux, c’est sûr, c’est du Bonux :

Ils n’sont plus dans la réalité,

Tellement ils sont chouchoutés.


D’aucuns font des caprices de stars,

Dans leurs propos sont pas avares :

De pognon, il est question,

Tout ça pour un petit ballon...


C’est une drôle de société,

Qui oublie ses priorités !

Le fric, le fric faut amasser :

Dans le ballon, il faut shooter.


Il paraît que ça fait rêver

Des millions de spectateurs médusés.

Quand leur équipe marque un but,

C’est pour eux comme le salut !


Quelle attitude infantile !

Elle passerait pour débile

Dans une autre société

Où les valeurs sont respectées.


On ne comprend pas très bien

L’engouement de certains

Pour ce « truc », ce « machin »,

En France, en Outre-Rhin.


Mais quand il est question de gros sous…

Là encore, des grands Manitous

Qui influencent les médias :

Ceux qui font les pia… pia… pia…


On nous s’rine avec des Zidane :

Qu’en pensez-vous, ma chère Anne ?

Il n’est plus question que d’eux,

De Paris, Marseille à Dreux.


Le « machin rond » les rend tous fous,

De Tokyo à Corfou.

La Terre s’arrête de tourner,

Si leur équipe est recalée.


Dans les journaux télévisés,

Encore, encore faut en parler :

Ça devient la priorité.

C’est une vraie calamité...


Dans les journaux télévisés,

Du « machin rond » il faut parler,

Certains spectateurs, les assommer.

Certains en ont vraiment assez !


Ici, nous les comprenons :

Leur colère nous excusons,

Car, à cause de ce « machin rond »,

Chez beaucoup grande exaspération.


Nous avons du mal à comprendre,

Mais Nous, Nous n’avons rien à vendre :

Les transferts à la noix,

Chez Nous cela n’existe pas !


Ces messieurs du « machin rond » :

Il leur faut redescendre sur terre,

Se désengager de la matière

Et penser à Dieu le Père. »




Emile Lambour, m’a livré ce message le 19 août 2005. Il figure aux pp 308-310 dans Les Clés du Paradis paru en autoédition en 2005.






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