• Séraphina Husset

Violée pendant deux ans

#Viol, #Inceste, #Loidusilence, #Victimes, #HommesdeDieu


« Quand j’avais douze ans, j’ai été violée pendant deux ans par mon père. Afin que je garde le silence, il me menaçait et me frappait avec le fil du téléphone. Un jour, j’ai osé avouer à ma mère que mon père me violait. Elle n’a pas voulu me croire ! C’est grâce à ma tante à qui j’ai raconté mes viols répétitifs que mon père a été reconnu coupable. Pour cela, il est allé en prison. Il a brisé ma vie... »




J’insère ce post dans cette partie Enseignement, car à la fin de ce témoignage concernant une femme chère à mon coeur, je mentionne une Guérison Spirituelle que nous avons effectué ensemble pour désengrammer le plus possible dans ses mémoires cellulaire, émotionnelle et mentale ce traumatisme, ce fardeau si lourd à porter.


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Selon une étude Ipsos réalisée pour l'association Face à l'inceste, le nombre de victimes de violences intrafamiliales est en hausse constante. Les chiffres sont glaçants ! D'après ce sondage, en 2020, un Français sur 10 dit avoir été victime d'inceste durant son enfance : soit 6,7 millions de personnes. 78 % de ces victimes sont des femmes.


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Le viol ou l’inceste sont parmi les épreuves les plus douloureuses qu’un être humain puisse connaître. Pour elle ou pour lui, il y aura pour longtemps ou à tout jamais un avant et un après. Larmes, chagrin, incompréhension, colère, honte, dépréciation de soi, sentiment d’indignité, de culpabilité... Tout ces sentiments et émotions cohabitent dans le cœur des victimes.


On peut ranger les viols et les incestes dans deux catégories : ceux perpétués par un étranger et ceux perpétués par une figure proche souvent incarnant un rôle protecteur, bienveillant, voire un membre de sa propre famille. Ces incestes et ces viols sont très traumatisants pour les victimes abusées. En effet, comment un membre de la famille ou de l'entourage en qui l'on a toute confiance et que la plupart du temps l'on aime en arrive à avoir des comportements aussi abjects, aussi ignobles, aussi destructeurs ?

Parmi les incestes odieux : ceux pratiqués par des hommes de Dieu sur des enfants ! Les sentiment de honte, de culpabilité, de désarroi chez ces enfants ne sont-ils pas plus grands encore ? En effet, plaçant ces hommes de Dieu au-dessus de tout être humain eu égard à la respectabilité qu’ils sont censés incarner, les victimes sont encore plus traumatisées et soumises au silence ! Qui peut les croire ? Quelle valeur ont leurs paroles, leurs témoignages opposés à ceux des hommes de Dieu enfermés dans un déni total et trop souvent soutenus par leur hiérarchie ? Il n'est pas rare que les parents de ces victimes se rangeront du côté des bourreaux de leurs enfants, car ils ne veulent pas se remettre en cause et remettre en cause leur croyance aveugle dans ces brebis galeuses que porte l’Eglise.


Le 7 janvier dernier, Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner osa dénoncer dans son livre La Familia grande l’inceste perpétré sur son frère jumeau, alors adolescent par celui qui était devenu leur beau-père. Leur mère, informée de cet inceste, préféra se ranger du côté de son second mari...

A la lecture de La Familia grande, des personnes victimes elles aussi d’inceste ont osé raconter à leur tour leurs souffrances passées. Quant à moi, il me tient à coeur d’apporter un témoignage relatif à une expérience de viol qui se grava en moi.


Notre mémoire cellulaire : une véritable banque de données

En tant que Thérapeute de Dieu et Canal Divin j’ai la capacité de ressentir immédiatement les émotions et les sentiments qu'éprouvent des personnes au moment où je prends leurs pouls chinois.

J’explique cela par le fait que sont engrammés dans notre mémoire cellulaire des événements dont nous gardons la mémoire tant qu’une guérison spirituelle au niveau de l’âme n’a pas été effectuée.

Violée pendant deux ans

Afin de maintenir l’anonymat de cette femme qui fut violée pendant deux ans par son père, je vais l’appeler Béatrice. En 1994, elle devint mère d’un petit garçon. Elle avait confiance en moi et un jour particulier, elle m’ouvrit son cœur, car elle avait besoin de parler... Elle me raconta alors sa tragédie.

« Quand j’avais douze ans, j’ai été violée pendant deux ans par mon père. Afin que je garde le silence, il me menaçait et me frappait avec le fil du téléphone. Un jour, j’ai osé avouer à ma mère que mon père me violait. Elle n’a pas voulu me croire ! C’est grâce à ma tante P... à qui j’ai raconté mes viols répétitifs que mon père a été reconnu coupable ! Pour cela, il est allé en prison ! Il a brisé ma vie... » Tout en parlant, elle pleurait... Elle ajouta : « Parfois, je me sens encore si souillée que je prends plusieurs douches par jour.» Elle me livra d’autres informations intimes que je garde pour moi. Je pris alors ses pouls chinois et je n’oublierai JAMAIS ce que je ressentis.

Comme si j’étais elle, j’étais submergée par sa souffrance intolérable, son chagrin, son désespoir... Sa vie s’était arrêtée à ce moment-là. Ce qu’elle allait vivre par la suite, elle le vivrait comme étant un zombie...

Ce jour-là, elle entra à tout jamais dans mon coeur d’autant que durant deux vies antérieures, elle fut ma fille bien-aimée lorsque nous étions Tibétaines et Aborigènes. Ces vies avaient scellé entre nous des liens puissants d’Amour et de Connivence. Ajouté à cela, dans une autre vie, en Egypte, elle fut une servante toute dévouée à ma cause. Ces liens allaient nous permettre de nous retrouver grâce à des circonstances particulières.


Un avant, un après

Psychologiquement ébranlée, Béatrice était dans une grande détresse morale. Avec son cœur brisé et son esprit fragilisé, elle ne fut pas en mesure de surmonter son chagrin ! Sa scolarité en pâtit. Elle était comme une barque qui partait à la dérive... C’est ainsi que peu à peu, elle s’adonna à la drogue avec ses sinistres conséquences. Elle connut la prison et encourut certains dangers. La sombre charge énergétique de ces actes impardonnables qu’elle tentait d’enfouir et d’oublier, cet irréparable, la consumait de l’intérieur lentement à petit feu...


PENDANT DES ANNEES, SA VIE FUT UNE LONGUE DESCENTE AUX ENFERS...


Je fis sa connaissance au moment de la naissance de son petit garçon. Sa blessure était toujours très vive... Hélas, je ne fus pas en mesure de l’aider, de l’accompagner comme j’aurais aimé le faire, car elle vivait à des milliers de kilomètres de la France.


Vue de l’extérieur, on peut « lui jeter la pierre »

Après la naissance de son premier fils, elle mit au monde deux autres enfants, mais elle-même adolescente blessée, comment pouvait-elle être une mère épanouie et aimante ? Elle ne fut donc pas en mesure de s’occuper d’eux. Cela faisait partie des nombreux dégâts collatéraux !


Vu de l’extérieur, on pouvait lui jeter la pierre tant parfois ses comportements inconséquents et imprévisibles pouvaient prêter à dire et à redire. En ce qui la concerne, j’ai TOUJOURS vu au-delà des apparences. En effet, Dieu m’a donné cette faculté de voir l’âme des personnes avec mon Œil d’Horus - Celui qui voit la Réalité des choses et non le Paraître.


A l’écoute de mon âme et de mon Soi Divin, j’ai toujours été guidée et inspirée pour aider Béatrice et pour lui accorder ma confiance en dépit des apparences qui assez souvent étaient contre elle. Afin de l’aider, j’ai beaucoup prié pour elle qui fut ma fille d’autrefois. Oui, à distance, mon âme a veillé sur elle et continue de le faire. Afin de créer une aura de protection, je la confie également à la Vierge-Marie, notre Bonne Maman du Ciel.

Un jour, j’eus la vision de l’âme de Béatrice sous l’apparence d’une quenouille toute Lumière. Mon petit frère Jean-Yves me révéla que son âme n’était pas entachée par ses actions.

Il ajouta que le moment venu, Béatrice allait transmuter ses souffrances et qu’elle serait alors en mesure d’aider des adolescentes et des femmes qui, comme elle, avaient connu la douleur du viol et les affres liés à la drogue et à la prison.


Une guérison spirituelle pour libérer son âme

Pendant des années je ne revis pas Béatrice à cause de notre éloignement géographique. Cependant, nous avions de rares échanges téléphoniques. L’automne 2020, elle vint en France et j’insistai pour la voir car je voulais absolument lui proposer de pratiquer une Guérison Spirituelle en PRONONCANT LE VERBE afin de la libérer. Elle resta deux jours à la maison, le temps suffisant pour renouer des liens d’affection et de complicité. Quand je sentis le moment propice, je lui proposai mon aide. C’est alors que de son cœur, jaillit ce qu’elle avait enfoui durant plusieurs décennies : sa souffrance, sa colère, son incompréhension. En pleurant elle me dit :

« Je ne pourrai jamais oublier ce que mon père m’a fait. Je ne pourrai jamais lui pardonner ! J’avais 12 ans, j’étais vierge et mon père a abusé de moi. Il a brisé ma vie. »

En se remémorant son passé, elle pleurait... Le temps était aboli... Elle revivait son drame... Emplie de Compassion, je la serrai dans mes bras et lui expliquai que le moment était venu pour elle, MAINTENANT, de pardonner à son père, non pour lui mais pour elle. Il était important qu’elle libère son cœur douloureux, car elle méritait de vivre en ne traînant plus ce boulet, ce fardeau dont elle n’était pas responsable et qui emprisonnait son âme-Lumière.

Nous avons prononcé le VERBE

Avec tout mon amour, je la persuadai de saisir l’opportunité de nos retrouvailles pour ce Travail de Guérison intérieure. Elle me fit confiance. Elle mit sa main dans ma main et elle répéta après moi la Guérison Spirituelle que mon petit frère Jean-Yves insuffla à mon âme.

Ainsi en union de cœur - d’âme - d’esprit, toutes les deux, nous avons prononcé le VERBE.

VERBE qu'en conscience chacun peut prononcer pour entamer un Travail de Guérison, un Travail de Libération intérieure en énonçant à voix haute son prénom et son nom de famille afin de S’APPROPRIER cette Guérison. Bien sûr, ce VERBE peut être adapté en fonction des circonstances personnelles et répété autant de fois que nécessaire afin d’apaiser son esprit, soulager son coeur, et retrouver la paix de l’âme.


« Moi, Béatrice, au nom de JE SUIS CE QUE JE SUIS, [la Présence Divine qui siège dans le chakra du coeur], je me libère de mon passé douloureux, celui qui m’a ralenti mais qui a contribué à me faire évoluer, progresser.

Je PARDONNE du fond du cœur [le chakra du coeur, le Coeur Divin] à tous ceux et celles qui m’ont fait du mal, qui m’ont déçue, qui m’ont trahie, qui n’ont pas correspondu à l’attente que j’avais d’eux. Je leur pardonne, car ils n’ont pas vu, ils n’ont pas su voir la belle âme que j’avais et que j’ai toujours.

J’avance accompagnée dans mon cœur par la Vierge-Marie, par le Christ, par les Anges et par des êtres de ma famille qui me protègent dans l’au-delà. Je me libère chaque jour davantage. Je coupe des liens émotionnels au niveau du cœur, au niveau de mon mental, au niveau de ma mémoire cellulaire.


JE SUIS JE SUIS - JE SUIS CE QUE JE SUIS.


Je m’accepte telle que je suis. Je m’aime comme je suis dans toutes les dimensions de mon être. Je suis un enfant du Divin. Je suis une fille de Dieu. Je mérite la Joie, le Bonheur, le Respect, la Compassion. Je remercie mon âme pour le grand Travail qu’elle a accompli dans cette vie-ci.


JE SUIS CE QUE JE SUIS - JE SUIS CE QUE JE SUIS - JE SUIS CE QUE JE SUIS.


J’aime ma vie. J’aime les nouvelles orientations de ma vie, celles qui vont faire que je vais me trouver en présence de belles personnes, de bonnes personnes qui vont contribuer à m’épanouir amicalement, sentimentalement, professionnellement, et dans les différents domaines de ma vie.


JE SUIS JE SUIS - JE SUIS JE SUIS - JE SUIS JE SUIS.


Amen. »



Grâce à cette Guérison Spirituelle effectuée le 29 novembre dernier, la graine de la Paix intérieure a pu commencer à germer dans le cœur de celle qui fut mon enfant bien-aimée d’autrefois. A distance, je la soutiens car nos âmes communient à l’Esprit. Petit à petit, elle va renaître à elle-même pour connaître enfin la Joie véritable celle du cœur et de l’esprit.


Je rends Grâce à Dieu pour cette Guérison Spirituelle. Je remercie Béatrice d'avoir accepté cette Guérison


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Le Pardon : ultime Libération

A propos du Pardon, il y a des années, le Christ me livra cet Enseignement :


« Pardonner n’est pas accepter les outrages infligés.

Pardonner n’est pas oublier.


Pardonner c’est sublimer.

Pardonner c’est se libérer : libérer son coeur, son esprit.


Pardonner à l’autre c’est le mettre en face

de la responsabilité de ses actions au niveau de son âme.

Pardonner à l’autre c’est dissoudre le lien énergétique

qui unit l’offensé à l’offenseur.


Pardonner c’est se faire l’ultime Cadeau

d’alléger son coeur pour repartir libre.

Pardonner nous permet de nous reconnecter à notre Soi Divin.


PARDONNER : C’EST RENAITRE A SOI, A LA VIE ETERNELLE.


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Magnifique récompense

Les 22, 24 et 25 janvier dernier, j’ai eu une même vision qui me remplit de Joie. Je vis à trois reprises Béatrice dans un Haut Lieu Spirituel que la Famille de Lumière nomme le Grand Conseil de Lumière. Béatrice y était debout dans son corps énergétique tout Lumière.

La Guérison que nous avons opéré ensemble était réactivée.

Dorénavant, à son rythme, elle allait pouvoir aller de l’avant. Elle allait pouvoir reprendre son Chemin de Vie. Elle allait pouvoir se reconnecter à des dons médiumniques exceptionnels qu’elle avait développé en Australie, quand elle était ma fille Aborigène.



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