• Séraphina Husset

Il est une nécessité de se rapprocher de Dieu

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Vivre sa vie spirituelle au quotidien est d’une grande simplicité : c’est emmener Dieu partout avec soi, c’est vivre en communion avec Lui. C’est accepter qu’IL soit au cœur de ses pensées, c’est accepter qu’IL siège dans son cœur afin de purifier son âme et son esprit, jour après jour. C’est d’une telle simplicité !

La vocation première de l’homme est d’aimer Dieu, car l’homme est issu de Dieu et doit retourner à Dieu. C’est donc une nécessité pour lui d’évoluer spirituellement, tôt ou tard !

Cependant, le plus souvent, il ne s’y résout qu’au terme de nombreuses souffrances… Les grands Maîtres ne disent-ils pas : « Ce que l’on n’apprend pas par la Sagesse, on l’apprend par la souffrance ? »

C’est ainsi que l’homme entreprend une longue pérégrination à travers le temps dans la vallée des larmes, larmes qui après bien des tourments deviendront salvatrices. En effet, Dieu a une patience incommensurable pour tous Ses enfants, car IL est Amour. C’est pour cela que, lorsqu’IL les sent suffisamment disponibles pour L’accueillir, pour qu’IL s’introduise dans leur cœur, IL leur insuffle l’idée de Le chercher, Lui le Père de tous les vivants.


Oui, le cheminement spirituel est une très longue aventure qui doit engager l’individu dans tout son être. Mais en quoi consiste-t-il ? Tout simplement à penser autrement, à vivre autrement, à aimer autrement.

Ainsi, quotidiennement, il faut s’efforcer de se tourner vers Dieu quelles que soient les circonstances. C’est là que doivent intervenir la Volonté et la Détermination : qualités essentielles pour tout aspirant à la vie spirituelle.

Quand surviennent des événements heureux, il ne faut pas oublier de remercier Dieu. Agir de la sorte, c’est Lui prouver notre gratitude. C’est aussi, créer des liens privilégiés avec Lui, le Dieu de Miséricorde infinie.

A propos des événements contrariants, douloureux, trop de personnes en attribuent la responsabilité à Dieu. C’est cette attitude qu’il faut abandonner définitivement, car l’homme est très souvent l’artisan de son propre malheur, de ses propres échecs...

Notre Seigneur Jésus nous a enseigné : Vous récolterez ce que vous avez semé ? Il faisait allusion à la Loi de causalité, à la Loi du karma ! En fait, dans les circonstances difficiles, douloureuses, Dieu est invisiblement présent pour nous aider. Il ne faut donc jamais hésiter à L’invoquer chaque fois que le besoin s’en fait sentir. En agissant de la sorte, l’individu s’aide de façon insoupçonnable. En cédant moins aux émotions et aux sentiments négatifs, il admet qu’il a besoin de l’aide de Dieu. Il reconnaît sa propre faiblesse, ce qui l’amène à lâcher prise, à réaliser, petit à petit, l’abandon total. Il établit alors, avec son Père céleste, une relation de Confiance, une relation d’Amour.

Par conséquent, il faut être reconnaissant envers Dieu, car, mieux que quiconque, IL sait ce qui est bon et salutaire pour l’âme de chacun de ses enfants.


Lui, le Très-Haut, sait que, seulement à travers les épreuves, l’homme se purifie, et qu’ainsi son esprit devenu matérialiste se désengage de la matière pour redevenir petit à petit pure Lumière.

Oui, il faut être reconnaissant à Dieu pour toutes les situations pénibles, difficiles que l’on affronte, même si cette attitude va à l’encontre de toute logique humaine, car c’est à travers ces situations que l’on s’aguerrit en apprenant la Patience, la Persévérance, l’Endurance, la Tolérance, la Compassion. De plus, à travers les difficultés bien vécues, c’est-à-dire positivées, l’individu meurt toujours un peu plus à lui-même. Le moi humain fait de plus en plus place à la partie divine à JE SUIS. L’âme se purifie ; elle grandit, elle se vivifie. Ainsi, jour après jour, chacun doit vouloir se rapprocher de Dieu.


Il y a bien des façons de se rapprocher de Dieu : en priant, en méditant, en ayant des cœurs à cœur avec Lui, en disant des mantras, en s’abandonnant à Lui, en maîtrisant ses pensées. Se rapprocher de Dieu, c’est aussi devenir disponible, attentif à ceux qui ont besoin d’aide : aide morale, aide matérielle… C’est également Le louer et Lui rendre grâce pour toutes les merveilles qu’IL a créées par Amour pour Ses enfants. C’est s’efforcer de penser comme saint François d’Assise quand Il glorifiait Dieu à travers son Cantique des créatures :


Vivre sa vie spirituelle au quotidien est d’une grande simplicité : c’est emmener Dieu partout avec soi, c’est vivre en communion avec Lui. C’est accepter qu’Il soit au cœur de ses pensées, c’est accepter qu’Il siège dans son cœur afin de purifier son âme et son esprit, jour après jour. C’est d’une telle simplicité !

Et pourtant, l’être humain a beaucoup de difficultés à vivre en harmonie avec Dieu, à vivre sa relation avec Dieu, à s’abandonner en Dieu. La raison en est simple : la plupart des individus, ne prenant en compte que leur corps physique, se sont profondément identifiés à lui. Ils sont convaincus qu’il est nécessaire, voire indispensable d’assouvir les incessants besoins relatifs à ce corps. Ces besoins occupent quasiment tout leur temps et accaparent beaucoup trop leur esprit. Par voie de conséquence, ces individus limitent leur vision et oublient, pire, ignorent leur nature divine…


Mon petit frère Jean-Yves et Emile Lambour m’ont expliqué, il y a quelques années, la signification ésotérique d’Abel tué par son frère Caïn, fait historique relaté dans l’Ancien Testament. Au-delà de ce fratricide apparaît une autre grande tragédie, car Abel symbolise le Moi Divin - JE SUIS - et Caïn, le moi humain - l’ego. Le moi humain a étouffé le Moi Divin ! Caïn, ayant brisé son lien sacré avec Dieu en faisant périr Abel, s’est amputé de la partie Essence-Ciel de son être…


En effet, dans la grande majorité des cas, l’être humain ignore qu’il est, avant tout, un être spirituel qui s’est revêtu d’un corps non pas pour s’enfoncer dans la matière, mais bien pour se libérer de la matière.

Ayant oublié son Origine Divine, il est persuadé, naïvement, que le bonheur véritable est d’amasser autant de biens que faire se peut, autant de connaissances qui, dans de trop nombreux cas, ne servent qu’à flatter son ego, pire, à lui faire croire qu’il est puissant et, surtout, supérieur à bon nombre de ses contemporains...

En agissant ainsi l’être humain se leurre, car la partie essentielle de son être, la Partie Divine - JE SUIS, est mise sous le boisseau. Elle est comme inanimée, comme gisante... Elle est malheureuse, car elle se languit de Dieu !


Alors vient un temps où l’individu s’interroge : il ne comprend pas pourquoi il ressent une profonde insatisfaction, une certaine inquiétude malgré des satisfactions sentimentales, malgré ses avoirs matériels. Il est en pleine dualité : il devrait être heureux... et pourtant, il erre... comme une âme en peine, car il lui manque quelque chose, quelque chose d’impalpable qu’il n’arrive pas à discerner…

Il est déstabilisé, il est en souffrance. Une partie de lui se sent seule, indépendamment des liens familiaux et amicaux qu’il a pu établir. Il continue de s’interroger… Arrive le moment où il a l’impression qu’un voile se déchire. Petit à petit, il prend conscience que les acquisitions matérielles lui apportent des joies, certes, mais qu’en aucun cas, elles ne lui apportent le véritable bonheur, pour la bonne raison que les joies terrestres, sans exception, sont impermanentes. Elles satisfont son être charnel seul, mais son âme ressent un vide de plus en plus profond !

C’EST POUR LUI UNE RÉVÉLATION !


Puisque ces joies ne lui procurent pas le bonheur tant attendu, il pressent que, pour le trouver, il lui faut reconsidérer ses valeurs. Il s’interroge sur le sens de sa vie, sur le pourquoi de sa vie, mais il ne trouve pas de réponses satisfaisantes. Il continue sa quête et réalise que les réponses à ses questions existentielles ne sont pas à l’extérieur de lui-même... Alors il sonde toujours plus son cœur et découvre peu à peu sa véritable nature : sa Nature Divine. C’est à ce moment qu’il ressent de façon fugitive dans son âme, ce qu’est la véritable Paix, la véritable Sérénité. Son âme imprégnée de cette Perception Divine se sent alors au Paradis – qui n’est pas un lieu, mais un état de conscience –, mais comme cet état de Paix ne dure pas, l’âme en ressent une profonde nostalgie qui pousse l’individu à vouloir revivre cette expérience spirituelle : la fusion de son âme avec Dieu, le Tout Puissant, l’Éternel.


Il ignore encore que cette découverte le ramènera vers Dieu à tout jamais. En effet, son âme, dont il a voulu taire et étouffer les aspirations les plus pures, les plus nobles, se fait entendre.

Alors il commence à être à son écoute. Il commence à prêter l’oreille à sa petite voix intérieure, à JE SUIS, qui lui susurre tout simplement d’avoir une pensée pour Dieu, d’avoir un regard pour Dieu, d’avoir de la gratitude envers Dieu. Elle lui susurre de faire appel à Lui dans les moments de doute, dans les moments de découragement, dans les moments de désespoir qui sont le lot de chacun. Oui, son âme a tant besoin de fusionner avec Dieu ! elle en a tant besoin... Elle a tant envie de L’appeler Seigneur Amour et de converser silencieusement avec Lui...

Quand l’individu fait cette prise de conscience, il est sur le bon chemin, il renaît à lui-même. Ce moment est une étape décisive dans le parcours de chacun.

C’est le retour de l’enfant prodigue vers le Père chéri. C’est l’amorce de toute vie spirituelle. Mais là, rien n’est encore gagné, car la vie spirituelle est un combat qu’il faut remporter jour après jour, coûte que coûte ! Pour remporter ce combat, il faut beaucoup de temps – des milliers d’années –, vivre des centaines d’incarnations.

En mai 1988, dans un long message, mon petit frère Jean-Yves me révélait qu’il avait vécu mille trois cent huit vies avant d’achever son cycle d’incarnations.


La plus grande victoire de l’homme, c’est de se vaincre soi-même : il n’y en a pas d’égale, il n’y en a aucune qui lui soit supérieure. C’est mettre à mort son moi humain : c’est tuer Caïn ! Ce n’est pas le mettre de côté, ce n’est pas l’empêcher de s’exprimer, car, tôt ou tard, il reprendra la parole, il se manifestera de nouveau, plus virulent qu’avant ! Tuer le moi humain, c’est le purifier.

Tuer le moi humain, c’est l’alchimiser. Tuer le moi humain, c’est le diviniser. C’est réaliser son Unité avec le Sacré : c’est n’être plus séparé de Dieu. Cela paraît simple, si simple, tellement simple...

Oui, c’est simple, mais en même temps difficile à réaliser, car l’être humain doit faire preuve de Patience, de Persévérance, d’Endurance, pour se transformer, pour accepter de vivre tous les événements à partir de son Moi Divin, à partir de JE SUIS. Cela signifie, entre autres, être Amour quand il a envie d’être en colère, pardonner quand il a été blessé.

Nous le savons tous, le moi humain se rebiffe, car, spontanément, il a envie de rendre coup pour coup. Il faut donc l’apprivoiser, jour après jour, l’obliger à ne se tourner que vers les Réalités Divines, à ne vivre qu’en fonction d’Elles, pour remporter des victoires sur soi-même en étant Amour, en étant Pardon, en étant Sagesse, en étant Paix, en étant Joie, en étant Pureté, en étant Humilité, en étant Compassion… Cela est difficile, voire impossible quand, en lui, réside un enchevêtrement d’émotions et de sentiments négatifs qui le déstabilisent. C’est relativement facile quand l’être humain accepte que Dieu siège dans son cœur.



(Suite de ce texte dans Le Passage de la Mer Rouge).

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